Le jeudi 26 mars, un amendement au projet de loi 15 a été adopté lors de son étude détaillée à l’Assemblée nationale. Cet amendement touche les honoraires perçus dans les régimes privés d’assurance et menace directement la viabilité économique des pharmacies communautaires. Il témoigne d’une méconnaissance majeure de la réalité quotidienne des pharmaciens.
Cette décision survient alors que la ministre de la Santé, Mme Sonia Bélanger, a récemment présenté sa stratégie de soins de première ligne, reconnaissant le rôle central des pharmaciens.
Comme le souligne Jean-François Leblanc, président de Sopropharm :
« Cet amendement compromettrait concrètement notre capacité à répondre aux besoins des patients et pourrait nous contraindre à réduire nos services, voire à envisager la fermeture de certaines pharmacies. Les répercussions seraient catastrophiques et représenteraient des pertes potentielles de centaines de millions de dollars pour les pharmacies de nos deux réseaux, avec des impacts directs sur la qualité, l’accès et la protection des soins offerts aux patients. »
Il existe sans doute des leviers parlementaires permettant de corriger cette situation. Sopropharm se range derrière les représentations de l’AQPP et soutient pleinement ses démarches. L’association exhorte le gouvernement à agir rapidement afin d’éviter des conséquences irréversibles pour les patients et les pharmacies.
Nous invitons toutes les pharmacies Brunet et Jean Coutu à participer activement aux prochaines sessions d’information et appels à l’action sur ce dossier.
Soyez assurés que Sopropharm suit ce dossier de très près et continuera d’informer les pharmaciens propriétaires affiliés aux Brunet et Jean Coutu de toute évolution.